Articles de
juin 2010
Biogaz dans le Val-de-Travers
L’exploitation agricole de la famille Eschler se situe à Malmont, près du village de Fleurier. Elle regroupe des veaux blancs, des génisses à l’engrais et des vaches de réforme. Simon Eschler, appuyé par un associé et par Groupe E Greenwatt, va se lancer dans la construction d’une installation de biogaz et de chauffage à distance pour une zone industrielle et les bâtiments locatifs avoisinants.
Six exploitations agricoles fourniront des engrais de ferme, soit du lisier, du fumier et des déchets de récolte pour un total de 8'000 tonnes par an. Des lavures seront collectées dans les restaurants. La commune de Val-de-Travers acheminera ses déchets verts et des contrats d’intention ont été signés avec d’autres communes.
Au total, 600'000 kWh d’électricité seront produits annuellement, soit la consommation d’environ 170 ménages, ainsi que 700'000 kWh de chaleur.
Source : Agri, le 4 juin 2010
Botulisme
La transmision potentielle de la toxicose du botulisme des vaches laitières au travers de l’épandage du digestat provenant d’une installation de biogaz reprenant leurs engrais de ferme doit être étudiée, selon l’Académie Vétérinaire Allemande.
Les bactéries pathogènes du botulisme pourraient se propager lors de l’épandage du digestat sur les prairies et les surfaces labourées, même si une hygiénisation des substrats a eu lieu au préalable (70°C pendant une heure). Les germes pourraient ainsi être transmis au fourrage et contaminer les animaux, en provoquant ainsi un botulisme chronique se manifestant par des paralysies.
L’Académie Vétérinaire Allemande préconise de n’épandre aucun digestat provenant d’installations de biogaz jusqu’à ce que ce point soit éclairci, plus particulièrement si l’installation traite de grosses quantités de fientes de volaille, de déchets d’abattoirs ou de lavures qui contiennent naturellement des bactéries de botulisme.
Source :
www.schweizerbauer.ch, le 14 mai 2010
Biogaz au pénitencier de Bellechasse
Le pénitencier de Bellechasse (FR) travaille activement à sa stratégie « zéro énergie » dans le but de promouvoir le développement durable et la réinsertion de ses pensionnaires. Après l’introduction du chauffage à bois pour tous ses bâtiments, la fabrication de panneaux solaires thermiques dans ses ateliers ou encore l’adoption de différents programmes d’économies d’énergie, Bellechasse se lance dans un projet de biogaz d’envergure. La future installation devrait voir le jour à la fin de l’année et fournira l’électricité à environ 350 ménages.
Source : Environnement n°2/2010
Nouvelles directives pour la RPC
L’Office Fédéral de l’Energie a publié le 10 mai dernier deux nouvelles directives sur la RPC, apportant des modifications et/ou des précisions aux conditions-cadres qui y sont liées.
La partie relative au biogaz est la plus concernée par ces modifications. On peut principalement citer l’introduction de la mesure de la production nette au lieu de la production brute. Ce changement a été fait afin de répondre aux exigences liées à la garantie d’origine de l’électricité qui se base sur la production nette. Cette modification a toutefois induit une augmentation des tarifs de rétribution du courant injecté (tarif de base et bonus agricole).
Ces deux documents entrent en vigueur rétroactivement au 1
er janvier 2010.
Ils sont téléchargeables sur le lien
www.bfe.admin.ch.
Cogénération en Chine
La plus grosse installation de méthanisation traitant du fumier bovin va être construite en Chine par General Electric. Environ 1'800 tonnes de fumier seront méthanisées chaque jour, puis transformées en électricité par cogénération. 38'000 MWh/an de courant seront ainsi produits et injectés dans le réseau électrique public. Cette installation permettra la réduction de 45'000 tonnes d’équivalent-CO2 par an et montre les efforts de la Chine pour atteindre ses objectifs nationaux en termes d’écologie et d’économie.
Source : EUWID, le 19 mai 2010
Microcogénération
Le fournisseur allemand d’électricité et de biogaz Lichtblick et le constructeur automobile VW se sont associés pour développer une unité de microgénération appelée « EcoBlue ». Cette unité de 20 kWél et 34 kWth, avec un rendement global de 94% est associée à un ou deux ballons de stockage de 600 à 1'000 litres. Le but de cette unité est de pratiquer la cogénération à l’échelle de l’habitat collectif. VW fournira le moteur à combustion interne qui devrait pouvoir fonctionner au biogaz.
Source : Energie Plus, le 1er mai 2010
Déchets biodégradables
Le Groupement des Compostières Professionnelles romandes s’est réuni le 29 avril dernier et a fait le point sur les déchets pouvant être compostés, méthanisés ou incinérés.
Tout dépend des installations où sont traités les déchets organiques. Une usine de méthansiation accepte par exemple plus de choses qu’une simple compostière, à l’image des restes cuits des repas. En effet, dans une compostière classique, ces déchets amènent une masse humide qui pourrait être excessive alors qu’il faut plutôt de l’oxygène. Les compostières étant souvent à ciel ouvert, leur présence peut aussi engendrer des problèmes d’hygiène.
Un autre point important concerne les déchets biodégradables tels que les langes, les couverts et les assiettes. Les commerces prônent leur biodégradabilité, alors qu’ils ne le sont pas tous car certains contiennent du plastique. Ce qui pose évidemment des problèmes lors du compostage ou de la méthanisation. Il n’est donc aujourd’hui pas possible de faire confiance à tous ces produits.
Source : 24 HEURES, le 30 avril 2010
Développement d’un nouveau type d’installation
Des chercheurs de l’université de Hohenheim (D) étudient la possibilité de construire une installation de méthanisation comprenant trois digesteurs. Le premier servirait à hydrolyser les substrats entrants. La biomasse serait ensuite transférée dans un deuxième digesteur où se passeraient l’acidogenèse et l’acétogenèse. Finalement, la matière subirait la méthanogenèse dans un troisième réacteur.
Ce projet, dont la durée de l’étude est de trois ans, vise à optimiser la production de biogaz par m3 de matière entrante. En effet, selon ces chercheurs, la production de biogaz serait ainsi de 40% supérieure aux résultats obtenus lors d’une digestion dans un seul réacteur. Les paramètres physico-chimiques des différentes phases de la digestion n’étant pas les mêmes, ils peuvent par ce système être mieux réglés.
Source : EUWID n°6, le 24 mars 2010