Articles de
mars 2010
Voitures à gaz
Parmi les voitures peu polluantes, les voitures roulant au gaz naturel sont bien classées selon l’Association Transports et Environnement (ATE). Ce combustible s’est imposé comme une alternative au diesel et à l’essence. Le réseau des stations-services s’est aussi bien développé ces dernières années en Suisse romande : une trentaine est en exploitation et treize autres seront opérationnelles à la fin 2010. Le réseau a été conçu pour disposer d’une station-service tous les 15-20 km le long des principaux axes routiers. De plus, les véhicules à gaz sont bivalents, c’est-à-dire équipés de deux réservoirs (l’un pour le gaz et l’autre pour l’essence).
En moyenne, le gaz naturel s’achète autour d’un franc par litre d’équivalent-essence, ce qui permet de rapidement amortir le surcoût lié à l’achat d’une voiture à gaz.
Outre l’argument du prix, l’avantage de rouler au gaz réside dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le gaz naturel émet en effet 25% de CO2 de moins que l’essence, mais aussi 65% de particules fines et 50% d’oxydes d’azote en moins. Cette réduction s’avère encore plus grande car, en Suisse, le gaz naturel est actuellement mélangé à 20% de biogaz neutre en CO2.
Plus d’informations sur
www.vehiculeagaz.chSource : Terre & Nature, le 11 mars 2010
Swissgrid – liste d‘attente
Le Conseil National et le Conseil des Etats se sont prononcés en faveur d’une augmentation du supplément sur les coûts de l’électricité de 0.6 à 0.9 cts/kWh. Cela va provoquer une augmentation de 50% de l’enveloppe maximale des subventions pour le courant issu des énergies renouvelables et,
à long terme, à débloquer la liste d’attente des projets souhaitant bénéficier de la rétribution à prix coûtant (RPC).
Néanmoins,
à court terme, cette augmentation des fonds n’aura aucune influence sur la liste d’attente. Deux raisons en sont la cause:
- Cette augmentation à 0.9 cts/kWh n’entrera en vigueur qu’à partir de 2013 (défini par la Loi sur l’Energie)
- La définition d’un plafond des coûts est encore ouverte. En effet, le Conseil des Etats souhaite conserver la répartition des plafonds des coûts par énergie renouvelable à l’image actuelle, tandis que le Conseil National souhaite la supprimer. Cette divergence doit être discutée lors des prochaines sessions.
En conclusion, il n'y a actuellement pas de changements pour les projets annoncés à la RPC.
Source : Swissgrid, le 12 mars 2010
Alliance entre Fenaco et Ökostrom Schweiz
Ces deux entités s’engagent en faveur de l’utilisation des résidus de matière organique, afin que la valeur ajoutée revienne essentiellement aux agriculteurs produisant du biogaz.
Pour qu’une installation de biogaz produise avec rentabilité, il faut qu’elle soit approvisionnée par une quantité de biomasse suffisante et constante. Une installation de biogaz agricole a donc besoin de cosubstrats (déchets et sous-produits organiques provenant de l’industrie ou des communes) car ils possèdent un meilleur coefficient de rendement énergétique que le fumier et le lisier. Etant donné que le nombre d’installations de biogaz est en augmentation, les cosubstrats sont en forte demande et un véritable marché de résidus agricoles s’est développé.
Fenaco souhaitant soutenir l’agriculture suisse, elle est intéressée à ce que la biomasse de ses sociétés affiliées soit valorisée pour la production d’énergie et de digestat dans les installations de biogaz agricoles. Elle a donc conclu une alliance avec Ökostrom Schweiz et l’Association des exploitants d’installations de biogaz agricoles afin de diriger autant que possible ses sous-produits vers les exploitations membres d’Ökostrom Schweiz. Le prix des cosubstrats reste, pour sa part, déterminé par le marché.
Source : Agri, le 26 mars 2010
Succès de l’électricité tirée de la biomasse
L’introduction de la rétribution à prix coûtant (RPC) a entraîné une forte augmentation de la production d’électricité à partir de la biomasse, mais elle a malheureusement été victime de son succès. Neuf mois après son lancement, les subventions étaient déjà épuisées et les nouvelles demandes ont été depuis lors mises sur liste d’attente.
Une bonne centaine d’installations de biomasse sont déjà en service et bénéficient de la RPC. Ces installations comprennent des usines d’incinération des ordures ménagères, des centrales électriques au bois, des installations de biogaz, des décharges et des STEP. Cette centaine d’installations produit environ 300 GWh d’électricité par année et approvisionne près de 70'000 ménages. Environ 150 autres projets ont reçu une réponse positive de la RPC ; 100 autres sont sur liste d’attente.
Pour pallier à la liste d’attente, certains porteurs de projet ont adopté des stratégies qui ne font qu’alourdir le traitement des données et l’attribution des fonds. Premièrement, des projets dont la réalisation est aléatoire sont annoncés. Lors de la planification, des obstacles importants sont découverts et provoquent l’abandon du projet. Deuxièmement, plusieurs variantes du même projet sont présentées afin de ne pas perdre de place sur la liste d’attente en raison d’une demande de modification. Par conséquent, la liste d’attente se retrouve alourdie et entraîne une interruption des investissements. Les porteurs de projets et les exploitants actuels souhaitant faire des extensions ressentent les conséquences de cette liste d’attente.
Le coût d’une installation de biomasse représente un investissement important qui doit être financé par des crédits. Les exploitants ont besoin de pouvoir bénéficier de la RPC dans les délais pour pouvoir rembourser les crédits et couvrir les frais courants. La volonté de l’OFEN de déduire la TVA des recettes de la RPC n’est pas réjouissante non-plus. Un recours contre cette décision a été rejeté par l’ElCom et le cas est maintenant auprès du Tribunal fédéral administratif.
L’autorisation de construire doit être fournie avec la notification de l’avancement du projet deux ans au plus tard après la présentation du projet à Swissgrid. Or, la marge d’appréciation des autorités compétentes peut être importante au niveau de l’interprétation des bases légales pour l’octroi d’autorisation. Les autorités se retrouvent en effet tiraillées entre les intérêts locaux de protection des sites et les objectifs nationaux de promotion des énergies renouvelables. Ces délais peuvent entraver la réalisation des installations.
On verra au cours des prochains mois si de nouveaux projets auront une chance de toucher la RPC. En effet, les projets qui n’auront pas notifié leur avancement dans les deux ans impartis seront sortis du système. De plus, le plafond étant relevé à 0.9 cts/kWh, les fonds attribués pour la RPC vont augmenter.
Source : Energies renouvelables n°1/2010
Bioéthanol en Suisse
Malgré l’exonération fiscale dont il bénéficie et la libéralisation de son importation, le bioéthanol est loin de s’imposer en Suisse. En 2009, seuls 2 millions de litres ont été commercialisés par plus de 180 stations-services, soit environ 0.5‰ des ventes d’essence. Les raisons en sont principalement l’image des agrocarburants, la volatilité des prix de l’essence et les entraves techniques au commerce.
Le DETEC va entreprendre plusieurs actions pour lever ces entraves:
- Modification d’ici juillet 2010 de l’Ordonnance sur la protection de l’air pour permettre de relever la pression de vapeur autorisée pour les mélanges d’essence et d’éthanol jusqu’à ce que de l’essence à basse pression soit disponible en Suisse. Cela permettra d’utiliser l’E5 toute l’année.
- Diminution des barrières administratives fixées dans l’Ordonnance sur l’écobilan des carburants et nécessaires à l’octroi d’une exonération fiscale, mais sans pour autant assouplir les exigences minimales écologiques et sociales.
- Décision de ne pas classer le bioéthanol dans la catégorie des marchandises pour lesquelles des réserves obligatoires doivent être constituées.
Source : Agri, le 29 janvier 2010
Usine jurassienne de bioéthanol
Le parlement jurassien a apporté son soutien au projet d’usine de raffinage de bioéthanol qui se situera à Delémont. Propriété de l’entreprise Green Bio Energy, l’usine devrait s’implanter dans la zone industrielle de la ville. Elle produira près de 100'000 tonnes/an de biocarburant et 30'000 tonnes/an d’alcool pharmaceutique.
L’éthanol sera principalement produit à partir de canne à sucre, mais aussi à partir d’autres types de produits, dits de deuxième génération et issus du petit-lait, de déchets verts ou de bois indigènes. Le projet devra suivre les normes écologiques et sociales édictées récemment par la législation suisse.
Source : Environnement n°1/2010
Camions au méthane-gazole
En février prochain, Volvo Trucks débutera les essais opérationnels de moteurs fonctionnant au méthane-gazole, en collaboration avec des clients suédois.
Alors que le réseau de distribution de biogaz ne cesse de s'étendre, le marché manifeste un intérêt croissant pour les véhicules au gaz offrant des performances améliorées. La technologie exclusive choisie par Volvo Trucks permet de faire fonctionner un moteur diesel avec un mélange de gaz méthane et de gazole. Les avantages de l'alimentation au gaz sont ainsi combinés à l'excellent rendement énergétique du moteur diesel qui est supérieur d'environ 35 % à celui d'un moteur à allumage par bougie. De cette manière, les camions méthane-gazole consomment beaucoup moins d'énergie que les camions classiques fonctionnant au gaz.
Cette nouvelle technologie repose sur les moteurs diesel Volvo éprouvés, lesquels sont conformes à la norme antipollution Euro 5. Lorsque ces moteurs sont convertis pour fonctionner au gaz, ils sont dotés de réservoirs spéciaux pour stocker le méthane sous sa forme gazeuse comprimée (CNG/CBG). En outre, ils sont dotés d'un système d'alimentation séparé avec des injecteurs de gaz sur le collecteur d'admission.
Les autres avantages de l’utilisation du méthane comme carburant sont:
- Une consommation d'énergie réduite d'environ 25 % par rapport à un moteur fonctionnant exclusivement au gaz
- Même puissance et même motricité et même confort de conduite qu'un camion diesel classique
- Lorsque le réservoir de gaz est vide, le camion peut continuer à fonctionner uniquement au gazole, une solution très utile tant que le réseau de distribution de gaz ne sera pas parfaitement développé
- L'excellent rendement énergétique du moteur et la possibilité d'utiliser des réservoirs de gaz liquide rendent cette technologie très prometteuse pour le transport longue distance
Source : Communiqué de presse de Volvo Trucks France, le 3 février 2010