Articles de
février 2009
Etat de la RPC
Depuis le 1er mai 2008, il est possible de s'inscrire auprès de Swissgrid pour bénéficier de la rétribution à prix coûtant (RPC) de l'électricité produite à partir d'énergies renouvelables. Un véritable raz de marée d'inscriptions a suivi : les 247 millions de francs mis à disposition chaque année jusqu'en 2030 sont d'ores et déjà réservés. En réalité, le fonds a même été dépassé d'environ 50 millions de francs étant donné que tous les projets ne seront, en principe, pas réalisés.
Les projets hydrauliques, éoliens ou de biomasse qui se sont inscrits et qui répondaient aux exigences de Swissgrid ont déjà reçu leur acceptation selon les tarifs de la RPC. Si les délais de construction sont respectés, le versement se fera conformément aux dispositions de l'ordonnance.
Pour les projets qui se retrouvent sur liste d'attente la situation n'est pas aussi simple. En effet, le montant du soutien versé par Swissgrid provient de deux sources :
- le produit de la taxe de 0.6 centimes au maximum sur chaque kWh consommé en Suisse
- un fonds servant à compenser le prix suisse par rapport au prix européen du marché par kWh (SWISSX). Il s'agit de la plateforme européenne de commerce de l'électricité, système auquel chaque usine électrique est astreinte. Si le SWISSX augmente, Swissgrid verse alors moins d'argent provenant de ce fonds et dispose ainsi de plus d'argent pour les projets sur liste d'attente. Par contre, s'il descend, Swissgrid va puiser davantage dans ce fonds et son budget se restreindra.
Dans un cas extrême, il se pourrait que les projets sur liste d'attente n'obtiennent jamais de préavis positif de Swissgrid. Mais il n'est pas possible, pour l'instant, d'établir des prévisions quant à l'évolution du soutien de la RPC.
Source : Energies renouvelables n°1, février 2009
1 litre pour 1'540 km
Développée et construite en collaboration avec les HES-SO, la petite voiture BioMobile.ch a participé à la compétition mondiale du grand groupe pétrolier, l'Eco-Shell Marathon. Ce véhicule de 30 kg est destiné à faire progresser les performances écologiques avec de l'essence issue de déchets organiques. Il se propulse au moyen d'un petit moteur de débroussailleuse.
Le biocarburant a été développé par la société genevoise Biocarb SA. Cette essence normale est issue de la distillation d'un composé tiré de déchets organiques. Cette petite voiture émet ainsi moins d'un gramme de CO2 par kilomètre, alors que la moyenne européenne est de 164 grammes.
Source : Swiss Engineering RTS, janvier/février 2009
Label Naturemade pour les carburants biogènes
L'introduction du nouveau label "naturemade" pour les combustibles et les carburants issus de matières premières renouvelables est prévue pour 2009. Dans un contexte où la production d'agrocarburant à partir de produits alimentaires entraîne des crises alimentaires, ce label devrait ménager la transparence et la confiance nécessaires.
Source : Energies renouvelables n°1, février 2009
A 327 km/h avec une Audi carburant au biogaz
Une Audi Quattro a établi, le 27 octobre dernier, un record de vitesse au biogaz sur le circuit de Papenburg en Allemagne. La voiture, modifiée pour fonctionner au biogaz, a atteint une vitesse de 327.2 km/h.
Des composants de la société Swagelok ont été utilisés pour garantir l'absence totale de fuites sur le circuit. "Ce record démontre que l'écologie et le plaisir de conduire peuvent très bien s'associer", confirme Bernd Beltermann, technicien de cette entreprise.
Source : Le Mensuel de l'Industrie, 1-2 2009
Bientôt du méthane dans le réseau de gaz naturel français
L'injection de biogaz dans le réseau de gaz naturel français n'est, jusqu'à présent, pas autorisée. Néanmoins, le 29 octobre dernier, l'AFSSET (agence française pour la sécurité de l'environnement et du travail) a donné un préavis positif à l'injection du biogaz dans le réseau.
Cette décision fait suite à plusieurs initiatives qui ont promu le biogaz en tant que carburant pour véhicule. Par exemple, la ville de Lille autorise que le biogaz obtenu par la méthanisation des déchets organiques ménagers soit utilisé comme carburant pour les bus et les camions à ordures, mais par une canalisation dédiée. Le Club Biogaz français a aussi beaucoup travaillé sur ce sujet dans le cadre du Grenelle de l'Environnement.
L'utilisation du biogaz-carburant n'attend plus que l'autorisation officielle pour son injection dans le réseau de gaz naturel. Cette injection ne pourra se faire sans une épuration du biogaz au préalable afin que ses caractéristiques soient analogues à celles du gaz naturel véhicule.
Source : Biomethan-Aktuelles / Entwicklung, janvier 2009
Biogaz au Liechtenstein
La STEP de Bendern (FL) est en train de construire une installation de biogaz. Ce dernier sera, après épuration, injecté dans le réseau de gaz naturel. La production de biogaz permettra de couvrir les besoins annuels de 150 à 200 ménages ou de 150 à 200 véhicules.
Le Liechtenstein importe actuellement la majeure partie de l'énergie qu'il consomme. C'est pourquoi la Principauté cherche activement à développer les énergies renouvelables (biomasse, solaire, hydraulique, éolien et géothermie).
Source : Liechtensteiner Volksblatt, le 11 décembre 2008
Bus roulant au biogaz à Stockholm (Suède)
Le nombre de bus des transports publics de la ville de Stockholm utilisant du biogaz-carburant a augmenté à 80 au début 2009. L'entreprise
SL, responsable des transports publics, juge en effet que le biogaz est un biocarburant économiquement et écologiquement avantageux.
Les transports publics de Stockholm transportent environ 700'000 personnes par jour.
SL s'est engagée depuis des années en faveur d'une réduction de ses émissions de CO2. C'est pour cette raison qu'elle est devenue partenaire du réseau Biogasmax depuis 2003.
Cette société pense augmenter à 500 le nombre de bus au biométhane d'ici les 4 prochaines années. Ils seront en premier lieu affectés à la circulation à l'intérieur de Stockholm, où la qualité de l'air est relativement mauvaise.
Source :
www.biogasmax.eu, le 12 janvier 2009
Mise en service de la plus grande usine de biogaz en Suisse
La plus grande usine de biogaz de Suisse a été mise en service à Inwil (LU). L'installation a livré pour la première fois du gaz dans le réseau régional le 16 janvier, a indiqué la société EWL (Energie Wasser Luzern).
Dans sa phase de démarrage, l'usine produit 50 m3 de gaz par heure, soit un cinquième de sa capacité totale de production. A terme, elle produira 1.9 million de m3 de gaz par année à partir de 60'000 tonnes de biomasse (fumier et purin entre autres).
Source : ATS, le 22 janvier 2009