Articles de
décembre 2008
Travaux d'entretien biomasseenergie.ch
Information biomasseenergie.ch: Nous allons affectuer des
travaux d'entretien entre le 21 et le 22 de décembre.
Modification de la rétribution de l'électricité par les SIG
Les Services Industriels de Genève (SIG) ont modifié leur loi portant sur leur organisation (LSIG). L'article 1A modifie notamment la rétribution de l'électricité provenant d'énergies renouvelables. Sont ainsi concernés l'éolien, le solaire, la géothermie, l'hydraulique et l'énergie de la biomasse.
Ces installations doivent être annoncées auprès de SwissGrid selon les conditions définies à l'article 7a de la Loi Fédérale sur l'Energie. Lorsque les quotas par technologie permettant d'obtenir la rétribution prévue par la législation fédérale sur l'énergie sont atteints pour l'année en cours, les SIG rétribuent l'électricité produite par ces installations. La rétribution est alors calculée d'après les coûts de production prévalant pour les installations de référence qui correspondent à la technologie la plus efficace.
L'électricité ainsi rachetée par les SIG peut être vendue avec une plus-value écologique sur le marché du courant certifié.
Source : feuille d'avis officielle de la République et Canton de Genève, le 12 décembre 2008.
Biogaz-carburant : un nouveau procédé d'épuration
En utilisant un nouveau procédé d'épuration, le procédé BCM, Erdgas Zürich valorise au mieux le biogaz brut produit dans la station d'épuration d'Obermeilenqui traite les eaux usées des communes de Meilen, Herrliberg et Uetikon am See. Ce procédé possède en effet une meilleure efficacité dans le procédé d'épuration du biogaz à la sortie du digesteur et présente une plus-value écologique.
Pour rappel, l'épuration du biogaz brut est obligatoire afin de le rendre conforme aux normes du gaz naturel, si l'on veut l'injecter dans le réseau de gaz naturel et l'utiliser comme carburant pour véhicule.
Le procédé BCM travaille sans pression, ce qui signifie des frais d'équipement et d'énergie plus faibles. Il est divisé en quatre étapes :
- Prétraitement du biogaz dans un laveur à eau pour le débarrasser de ses composants acides et des poussières
- Lavage par un liquide contenant des amines pour absorber le CO2 et enrichir ainsi sa teneur en méthane à plus de 98%
- Préséchage, compression à 100 mbar, puis séchage final
- Désulfuration par un filtre à charbon actif
Source : GWA, édition 12/2008
Conjoncture difficile pour le biodiesel
Eco Energie Etoy (EEE), la coopérative de production de biodiesel, se bat pour défendre son carburant écologique dans une conjoncture difficile. Difficile par l'année qu'a connu le marché des céréales, des oléagineux et du pétrole. Difficile encore par la mauvaise presse qu'ont les agrocarburants. Et un peu plus difficile à l'avenir par la perte, cette fois définitive pour 2009, du mandat de prestation de la Confédération qui compensait la différence de prix entre le colza suisse et celui importé.
Avec un prix des oléagineux à la hausse en début d'année, EEE a renoncé à importer du colza en quantité suffisante pour faire tourner ses installations à plein régime. Celles-ci ont donc fonctionné à 70% de leurs capacités, enregistrant la première baisse de production de biodiesel depuis la création de l'entreprise.
Les fluctuations du prix du pétrole, auquel est lié le prix du biodiesel, a provoqué une baisse du prix de vente du biocarburant.
La demande en tourteau pour le fourrage, résidu de pressage du colza lors de la fabrication du biodiesel, continue toutefois à bien se vendre. Il représente 16% du produit brut de l'entreprise.
Les perspectives 2009 sont donc, à l'heure d'aujourd'hui, difficiles à esquisser. Eric Herger, le gérant d'EEE, n'exclut pas de devoir fermer l'usine si le prix du colza reste trop cher pour le biodiesel.
Source : Agri, le 5 décembre 2008
Bioénergie issue de terres agricoles : utopie ou bientôt réalité ?
Des simulations effectuées à l'Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich montrent que la production de bioénergie à partir de surface agricole utile ne pourrait devenir significative en terme de surfaces que si le prix de l'énergie montaient en flèche. D'autres conditions seraient en outre nécessaires : une exonération générale des biocarburants de l'impôt sur les carburants et une protection douanière contre les importations de bioénergies bon marché. La contribution à l'approvisionnement en énergie dans le pays demeurerait malgré tout marginale, en atteignant seulement 8% de la consommation d'énergie fossile.
Source : Revue Suisse d'Agriculture, volume 40 n°6, novembre-décembre 2008.
Nouvelle installation à Villeneuve
Les communes aux alentours de l'installation de méthanisation de Villeneuve, à l'arrêt depuis quelques mois, ont peur de la reprise de l'exploitation après la modernisation complète de l'installation. Elles souhaitent recevoir des garanties, que le nouveau digesteur n'émettra aucune odeur. Elles souhaitent aussi que le digestat soit stocké dans une halle de réception fermée jusqu'à ce que le processus de maturation soit complètement achevé. Les déchets organiques devraient aussi être réceptionnés dans une halle fermée.
Edi Blatter, directeur de la SATOM, assure que le nouveau digesteur et la technologie associée ne produiront pas d'émissions malodorantes. Il espère que les oppositions des communes ne ralentiront pas la production de biogaz.
Source : 24 HEURES, le 2 décembre 2008
Régions énergétiques : un concept d'avenir
Les régions énergétiques misent sur la biomasse, l'éolien, l'hydraulique et le solaire pour créer des emplois, mais aussi pour améliorer leurs perspectives économiques et leur image.
La région de Goms (Vallée de Conches, VS) dépense quelques 18 millions de francs par an pour son approvisionnement énergétique. Grâce au projet "Région énergétique", cet argent devrait désormais rester dans la région grâce à la production d'énergies renouvelables.
Les instalations de biogaz et autres projets exploitants la biomasse sont souvent le déclencheur qui motive une région à s'intéresser aux questions énergétiques. A cet égard, les différentes technologies de production d'énergies renouvelables, de même que les économies d'énergie, sont considérées ensemble et à l'échelle de la région.
La Vallée de Conches n'est pas la seule région à s'engager dans cette démarche : l'Emmental, l'Entlebuch et le Toggenburg s'y intéressent de très près.
Source : Newsletter Suisse Energie n°57, novembre 2008.
Le nouveau système de promotion du courant vert atteint ses limites
Six mois après le début des inscriptions pour la rétribution du courant injecté à prix coûtant (RPC), on dénombre 5'426 installations inscrites. L'analyse des inscriptions déposées jusqu'à la fin du mois d'octobre 2008 montre que ce nouvel instrument d'encouragement rencontre un tel engouement qu'il atteint déjà ses limites : les plafonds maximaux prévus pour les installations photovoltaïques sont déjà atteints, tout comme le plafond général englobant tous les types d'installations. Si des surréservations prudentes des plafonds fixés pour les différentes technologies peuvent apporter une détente à court terme, ils ne règlent pas la situation : un blocage du nouveau système d'encouragement de la production de courant vert est prévisible. Le DETEC a chargé l'OFEN de présenter des solutions d'ici l'été 2009.
Le déferlement des inscriptions auprès de la RPC démontre que le potentiel de production de courant provenant d'énergies renouvelables est considérable en Suisse. Mis-à-part pour le photovoltaïqe, la quasi-totalité des inscriptions jusqu'à la fin du mois d'octobre ont pu être acceptées, pour autant que les installations satisfassent les exigences légales. Le plafond de l'énergie éolienne est aussi déjà atteint ; celui de la biomasse le sera tout bientôt.
Le blocage de ce système implique l'arrêt de l'augmentation du nombre d'installations de production de courant vert sur la base de la RPC. En attendant une évolution du système de la RPC, les producteurs d'énergie peuvent recourir au marché du courant vert.
Source : Communiqué de l'OFEN, le 28 novembre 2008.
Injection de biogaz dans le réseau de gaz naturel français
Le 30 octobre dernier, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) rendait un avis favorable pour l'injection de biogaz dans le réseau de gaz naturel. Ce communiqué fait suite à une étude sur ce sujet menée depuis 2006. Pour rappel, il n'est actuellement pas possible de pratiquer cette injection en France.
L'expertise a porté sur le biogaz épuré issu de déchets ménagers et assimilés, de déchets agricoles, de déchets de la restauration collective et de déchets organiques fermentescibles de l'industrie agro-alimentaire. Par contre, l'expertise n'a pas souhaité se prononcer sur le biogaz issu des boues de STEP et des déchets industriels par manque de données.
La présente étude fait le parrallèle avec les pays pionniers de l'injection, tels que la Suisse, la Suède, l'Allemagne et l'Autriche. La France, dans ce domaine, est à la traîne et c'est pour appliquer le directive européenne du 22 juin 1998 concernant les "règles communes pour le marché intérieur de gaz naturel" que l'Afsset a été saisie.
Le rapport est consultable sur
www.afsset.ch.
Source : Energie Plus, le 1er décembre 2008.